J'ai gardé cette boîte pendant des années.
- Cécilia

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
Je savais exactement où elle était, tout en haut d'une armoire. Je ne l'ouvrais jamais et je ne la regardais même plus. Mais j'aurais été incapable de te dire qu'elle ne comptait plus.
L'autre jour, je faisais un peu de rangement. Enfin... j'essayais surtout de retrouver un papier que je n'ai d'ailleurs jamais retrouvé 😅 En déplaçant quelques cartons, je suis retombée sur cette fameuse boîte. Je l'ai prise dans les mains, je l'ai reposée, puis je l'ai reprise.

Quand l'habitude pèse plus lourd que les souvenirs
C'est drôle comme certains objets semblent peser plus lourd que leur contenu. À l'intérieur, il y avait quelques photos, une lettre, deux ou trois papiers que j'avais pourtant jugés suffisamment importants, un jour, pour les conserver précieusement. Je les ai regardés, je les ai relus et je me suis rendu compte d'une chose. Je ne gardais pas vraiment ces souvenirs.
Je gardais surtout l'habitude de les garder.
La nuance est toute petite. Et pourtant... elle change tout.
Je crois que l'on fait souvent la même chose dans la vie. On conserve des habitudes qui ne nous ressemblent plus, une culpabilité qui n'a plus de raison d'être, une peur qui nous a peut-être protégés un jour, mais qui nous empêche maintenant d'avancer, une phrase entendue il y a des années et que l'on continue à croire vraie.
On ne les choisit plus, on les transporte, simplement parce qu'elles sont devenues familières.
À cette période de l'année, j'aime toujours l'approche de la Nouvelle Lune. Pas parce que je crois qu'elle efface le passé. Mais parce qu'elle nous offre une excuse, une bonne excuse pour nous demander :
Qu'est-ce que je suis en train de continuer à porter uniquement par habitude ?
Ce que l'obsidienne noire m'invite à regarder
C'est souvent à ce moment-là que je vais chercher une obsidienne noire. On la décrit comme une pierre de protection. Personnellement, ce n'est pas ce que je ressens en premier. Ce que j'aime chez elle, c'est qu'elle ne cherche pas à adoucir la réalité, elle invite simplement à regarder ce qui est là, sans détour, sans masque.
Et parfois, avant de vouloir tout transformer, c'est exactement ce dont on a besoin : regarder honnêtement ce qui prend encore de la place.
Puis décider, en conscience, si cela mérite de nous accompagner un peu plus longtemps.

En y repensant, je crois que cette réflexion prolonge deux autres articles que j'avais écrits ces dernières semaines.
L'un parlait de ces choses que l'on continue à nourrir sans toujours s'en rendre compte.
L'autre de cette drôle de tendance que nous avons à vouloir tout porter, jusqu'à ne plus entendre notre propre voix.
Avec le recul, je crois que ces textes racontent finalement la même histoire, pas celle d'une vie parfaite, pas celle d'une transformation spectaculaire mais simplement celle d'un chemin où, parfois, avancer consiste moins à ajouter qu'à alléger.
Quant à cette boîte... je ne l'ai pas jetée. Pas encore. Mais elle est beaucoup moins remplie qu'avant, et je crois que c'est déjà une façon de commencer...





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